Quelle motivation pour aller jusqu'au bout d'un doctorat ??

Pour vous motiver : quelques considérations
 
  • Les périodes d'étude trop longues sont démotivantes, car vous avez alors tendance à travailler plus lentement et vous restez ainsi avec l'impression de ne pas avancer. Planifiez des périodes courtes mais fréquentes pour vous inciter à vous mettre à la tâche. La motivation vient avec le sentiment d'être productif ou productive.
  • Définissez-vous des buts plus spécifiques et à plus court terme (ex. : fin de la session, fin de l'année scolaire). Votre comportement est beaucoup plus soumis au contrôle des conséquences à court terme (ex. : dire oui à une invitation de sortie) qu'à celles qui s'actualiseront dans un avenir lointain (ex. : obtenir son diplôme). Ce qui est satisfaisant dans l'immédiat peut entrer en conflit avec vos meilleurs intérêts pour l'avenir. Pour agir de manière conséquente avec les buts poursuivis, vous devez développer de l'autocontrôle au quotidien (prendre des mesures pour que les activités dont l'effet gratifiant est plus immédiat ne l'emportent pas toujours sur celles qui sont plus arides mais plus profitables à long terme). Tentez également de voir les effets positifs à court terme d'effectuer votre travail : satisfaction personnelle, diminution du stress, loisirs plus agréables, augmentation des notes, etc. Tentez de trouver d'autres bonnes raisons que « parce qu'il le faut »...
  • Faites suivre vos efforts d'activités agréables. Ces activités en seront même plus satisfaisantes ! Écouter la télévision toute la soirée est-il si emballant que cela en a l'air ? Cela n'entraîne-t-il pas aussi un sentiment de déception et de culpabilité, une impression de ne pas progresser ? Ces activités sont plus plaisantes quand elles sont utilisées comme renforcement après avoir accompli certaines tâches.
  • Ayez toujours en tête les raisons d'exécuter une tâche. Tentez d'entrevoir ce qu'elle vous permet d'acquérir sur le plan personnel, au delà des exigences immédiates de la professeure ou du professeur, ou encore de la réussite du cours : savoir établir et respecter vos priorités, gérer votre temps et planifier votre travail, apprendre à persister malgré les obstacles, développer des capacités de résolution de problèmes, etc. Ceci vaut particulièrement pour les tâches rebutantes : pratiquer votre patience, être débarrassé ou débarrassée, renforcer votre autodiscipline... Tentez d'adopter une vision large, surtout en début de formation, et ne rejetez pas une matière d'emblée parce que vous n'y voyez pas d'utilité immédiate évidente. Une attitude de rejet et de fermeture ne vous avancera à rien.
  • On développe une aversion pour une discipline avant tout parce qu'on n'y réussit pas. Sortez du cercle vicieux : ne pas être intéressé ou intéressée à travailler parce que vous ne réussissez pas, mais ne pas avoir la satisfaction de réussir parce que vous n'êtes pas intéressé ou intéressée à travailler. Souvent, une telle attitude vous conduira à l'échec et à la reprise du cours, ce qui n'a rien de bien motivant. Sachez reconnaître si vous avez besoin de plus d'encadrement et consultez les ressources à votre disposition sur le campus.

    Rédigé par :


    Véronique Mimeault, psychologue
• La motivation par l’attente d’un sentiment agréable





Il y existe un schéma de motivation qui fonctionne de manière opposée à celui que nous venons de voir. Ici c’est la perspective d’un sentiment agréable, et non plus la peur, qui est motivant. Ce n’est pas forcement l’éventualité d’avoir une bonne note, de réussir l’examen mais tout simplement le sentiment agréable d’avoir achevé la tâche, de l’avoir faite d’autant plus si celle-ci est repoussante. Les personnes qui fonctionnent ainsi déclarent généralement «ce n’est pas agréable de faire telle chose, mais on se sent tellement bien une fois qu’elle est terminée et réglée » !


Mais que ce passe t-il lorsque la tâche est longue, comme les révisions ? Car la perspective de finir peut être trop éloignée dans le temps. Si le fait de le visualiser fini peut faciliter la mise au travail n’y a t-il pas le risque d’avoir à un moment donné une panne sèche si on en voit pas le bout ? Exacte !. La motivation chez ces personnes obéit à un processus de découpage: inconsciemment ce n’est pas seulement la perspective de finir le travail qui donne un sentiment agréable mais plutôt d’en finir, un morceau. Si on reste toujours dans notre exemple de révision, c’est le fait de finir un chapitre, d’atteindre un objectif de la journée (voir fiche 2 sur les définitions d’objectifs) qui procure cette satisfaction d’avoir achevé quelque chose et qui pousse à continuer. Plus on se rapproche de la fin plus c’est motivant.

• Quels autres?

Existe t-il d’autre schéma de motivation que les deux que nous venons d’exposer ? Oui mais ils sont plus subtils à savoir qu’ils combinent l’anxiété et le sentiment agréable. Par exemple chez certaines personnes c’est l’anxiété qui pousse à se mettre au travail. Ensuite c’est le sentiment agréable de finir une tâche ou une partie du travail qui reprend le relais de la motivation.
 

Alors comment découvrir sa stratégie d’auto-motivation ? Est-elle basée sur l’anxiété ? Sur le plaisir ? Ou est-elle une combinaison des deux ? Même si cela peut paraître complexe au premier abord, connaître sa stratégie de motivation est relativement facile. Voici quelques étapes à respecter.

• Etape 1 - Se remémorer un moment où la motivation était forte


Il faut d’abord de se remémorer un moment où il fallait faire une tâche, une chose pas forcement agréable mais que l’on a, malgré tout, réussit à faire. Attention, il ne s’agit pas ici de trouver les éléments extérieurs qui nous motivent, qui nous fond plaisir. Dans ce cas là réponse serait simple : les vacances, les moments passés devant la TV ou une console de jeu. L’objectif ici est on a réussit à se motiver pour faire quelque chose de désagréable (comme apprendre une leçon pour un devoir, etc.).

Donc posez-vous la question suivante :
 

« Quels sont les moments où j’ai particulièrement réussit à me motiver pour faire quelque chose que je n’aime pas faire ? »
 

« Quels sont les moments où j’ai particulièrement réussit à me motiver pour commencer à me mettre au travail des révisions ? »
 

Bien sûr, il se peut que la réponse ne vous vienne pas rapidement à l’esprit. Dans ce cas là laissez-vous un peu de temps. Posez-vous la question sans forcement rechercher une réponse immédiate. Votre inconscient fera le travail au cours de la journée.

• Etape 2 - Analyser et décortiquer le «comment j’ai fait ?»


Une fois le ou les moments précis identifiés, la deuxième étape consiste à analyser comment on s’y est pris.
Pour retrouver le processus il suffit de se poser les questions suivantes :

. Qu’est-ce qui m’a poussé à commencer à faire cette tâche ?

Est-ce que cela a été :

1. la peur des conséquences si les choses ne sont pas faites ?
2. le plaisir de savoir que l’on se sentira mieux une fois que c’est fini ?
3. Est-ce quelque chose que j’ai mentalement vue, entendue ou ressentie ?


• Découper l’exercice

Si vous n’arrivez pas à trouver les réponses immédiatement cela est tout à fait normal car ce n’est pas un exercice d’habituel. Prenez le temps de laisser votre esprit trouver la réponse exacte. N’hésitez pas à laisser du temps. Si au niveau de la concentration l’exercice vous paraît difficile, « hachez », « coupez » l’exercice en petit morceau qui demande un temps plus réduit. Par exemple le premier jour répondez qu’à la question de la première étape « Qu’est-ce qui m’a poussé à commencer à faire cette tâche ? » Vous reprendrez la suite un autre jour. La réussite de tout exercice impose un état d’esprit favorable. Evitez de le faire si vous êtes fatigués comme par exemple en fin de journée après la journée intensive de révision.




source :http://apprendreaapprendre.com

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