Journée mondiale de gentillesse : Comment etre gentil avec les étudiant et ajouter un peu de douceur aux relations

Psychologies magazine

1. La Fleur des compliments

Le pro­fes­seur dis­tri­bue à chaque élève un des­sin repré­sen­tant une mar­gue­rite. Au centre de la fleur, l'enfant écrit son pré­nom. La feuille cir­cule ensuite dans la classe. Les autres élèves ins­crivent dans chaque pétale une qua­lité de l'enfant : il est adroit, il est drôle, il joue bien au foot, il sait gar­der un secret(1)... Chacun récu­père ensuite sa fleur et la lit à haute voix, s'il le sou­haite. L'enseignant peut aussi affi­cher toutes fleurs sur le "mur de la gentillesse".

2. L'Ami secret

Chaque élève tire au hasard le pré­nom d'un autre et l'observe en cachette pen­dant une jour­née. En fin d'après-midi, il lui offre un des­sin, un poème ou une chan­son, où il exprime les qua­li­tés qu'il a remar­quées chez lui. Ce "cadeau" peut res­ter secret, il peut aussi être mon­tré au reste de la classe, chanté ou lu à haute voix.

3. L'Ange gardien

Pendant une semaine, chaque élève s'engage à être gen­til avec un autre, dont il aura pio­ché le nom. Il prend de ses nou­velles, l'invite à jouer avec lui, le défend en cas de besoin... Le "pro­tégé" ne connaît pas son ange-gardien. Le vendredi, le pro­fes­seur demande aux enfants d'exprimer leurs sen­ti­ments : était-il facile ou dif­fi­cile d'être gen­til ? Etait-ce une source de fierté ? Ont-ils reconnu leur ange gar­dien ? Sont-ils deve­nus amis ?

4. Le jeu de rôle

Les élèves lisent le texte de Max et Lili veulent gagner le prix de la gen­tillesse, et com­mentent les pas­sages où la gen­tillesse est mise en défaut : celle où Lili triche pour pré­pa­rer le petit-déjeuner, celle où elle fait croire à Max que les filles pré­fèrent les durs... Puis ils rejouent la scène, la pro­longent, la trans­forment. Ils peuvent aussi inter­pré­ter une scène ins­pi­rée de la vie réelle : un enfant a été exclu d'un groupe parce qu'il jouait mal, un autre a été la cible de moque­ries, parce qu'il était bon élève...

5. Les défis de la gentillesse

L'enseignant pro­pose à chaque élève de choi­sir un "défi gen­tillesse", si pos­sible, dans un domaine où il estime avoir besoin de s'améliorer : résis­ter aux pro­vo­ca­tions, ran­ger la classe, aider son voi­sin à faire un exercice(1)... Il leur dis­tri­bue un des­sin qui repré­sente un ther­mo­mètre. L'enfant fixe d'un trait rouge son niveau en début de jour­née, puis d'un trait bleu le niveau atteint en fin d'après-midi. A-t-il ou non pro­gressé ? Un tour de table per­met à cha­cun de s'exprimer sur son défi.

6. Autour des images

A la mai­son, les enfants découpent des pho­tos de maga­zines qui évoquent la gen­tillesse ou la méchan­ceté : concert de soli­da­rité pour les vic­times d'un trem­ble­ment de terre, publi­cité pour une asso­cia­tion huma­ni­taire, per­sonne âgée iso­lée... Le len­de­main, cha­cun décrit et com­mente son image, et jus­ti­fie son choix. L'enseignant peut réunir ces images dans un clas­seur en les regrou­pant par thème (domaine d'intervention, proxi­mité géo­gra­phique...) ou les afficher. Il en pro­fite pour ini­tier ses élèves à l'analyse d'images : à qui s'adresse la photo ? Quel est son objec­tif ? Quelles sont les tech­niques utilisées ?

7. Les mots qui touchent

A l'aide d'un dic­tion­naire, les élèves tra­vaillent sur le voca­bu­laire de la gen­tillesse : défi­ni­tion, syno­nymes, anto­nymes... Le pro­fes­seur leur demande de construire des phrases avec ces mots. Certaines notions sont très proches : bien­veillance, géné­ro­sité, coopé­ra­tion... Quelles sont les dif­fé­rences ? Les clas­ser par ordre d'importance. Cet ate­lier est plus effi­cace en petits groupes, pour que cha­cun puisse s'exprimer. Un volon­taire se charge de la syn­thèse ensuite.

8. Autour de la lit­té­ra­ture jeunesse

Le pro­fes­seur choi­sit un album ou un roman sur le thème de la gen­tillesse (voir liste sur psychologies.com). Il le lit avec ses élèves, le com­mente avec eux, puis leur demande de repé­rer les pas­sages qui expriment le mieux la gen­tillesse (avec quels mots ?), d'analyser le com­por­te­ment des per­son­nages, d'imaginer ce qu'ils auraient fait à leur place. Il leur pro­pose ensuite de racon­ter un épisode de leur vie où eux-mêmes ont fait preuve de gen­tillesse, puis un autre où quelqu'un s'est mon­tré gen­til avec eux. Qu'ont-ils ressenti ?

9. Le débat philo

L'enseignant orga­nise un débat sur le thème de la gen­tillesse. Qu'est-ce que la gen­tillesse pour les enfants, pour les adultes ? Pourquoi est-ce une qua­lité impor­tante ? Quels sont les obs­tacles qui l'empêchent de se mani­fes­ter ? Que pourrait-on ima­gi­ner pour l'instaurer à l'école, à la mai­son ? Les enfants s'expriment à tour de rôle, uni­que­ment s'ils le dési­rent, sans s'interrompre ni se cri­ti­quer, un bâton de parole à la main. Un "maître du temps" veille au res­pect du temps de parole, un "scribe" fait la syn­thèse du débat.

10. La Charte de la gentillesse

A l'issue de ce débat, les élèves peuvent rédi­ger une Charte de la gen­tillesse que cha­cun — ensei­gnant com­pris — s'engage à res­pec­ter : être poli et patient avec les autres, rendre ser­vice au moins une fois par jour à quelqu'un, aider les élèves en dif­fi­culté... Cette Charte est dif­fé­rente du règle­ment de classe. Elle peut pré­voir des récom­penses pour les plus gentils.
Retrouvez d'autres idées d'ateliers gen­tillesse sur le site psychologies.com !
(1) Pour les aider, l'enseignant aura rédigé avec eux aupa­ra­vant une liste, dont ils pour­ront s'inspirer.

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